Avec ma hâte de lire une nouvelle histoire, j'avais, non sans une pointe de culpabilité, fait impasse sur les préfaces de l'auteur. Aussi, les ai-je lut après le récit, et j'ai bien fait ! Quand j'eusse fini les dernières lignes du roman, n'ayant rien d'autre à faire, je les ai enfin lut. Je suis alors passer par plusieurs émotions, comme du chaud au froid. En 1946, c'est la fin de la guerre. Les atrocités commises à cette époque sont connues, mais encore tabou. Huxley réécrit alors son livre, et une préface bien définie. Il y décrit beaucoup de choses. Il dit qu'à cette époque, tout le monde ce fout de la déportation, et des inhumanités, tel qu'il le cite, des hommes. Le sujet, pour l'époque, manque d'objectivité. Puis, quand il insulte lui même ses personnages de semi imbéciles*, j'ai sûrement l'air d'une conne devant les autres passagers du train.
Je me suis demandé, tout au long de l'histoire, à quelle date Huxley avait projeté son imagination. Réponde faite : environ 600ans* depuis la date d'écriture initial. Cela me projette alors moi, dans ma propre fiction. Et je me rand conte que, Huxley et moi, a eu a peu prêt les mêmes idée, bien sur traduite par l'époque où il a vécu, et celle où je vit aujourd'hui, nous projetant tous deux dans la même époque du futur. La couleur est totalement différente, je suis loin des clones, et de l'utopie, mais le font est même. Puis il y a la question, « est ce que j'ai visé juste », tout cela serait-il probable, par quelques moyens que ce soit, dans 600ans pour lui, dans 500ans pour moi. Et bien Huxley a plutôt visé juste. En 1946, comme en 2008 «* techniquement et idéologiquement, nous sommes encore fort loin des bébé en flacons, et des groupes de semi imbéciles. Mais quand sera révolue l'année 600 de N.F., qui sait ce qui ne pourra pas se produire ? »
A cet époque, il s'étonne du nombre de divorce égale a celui de mariages, qu'en penserait-il s'il vivait encore (XD) ?
«* A tous bien considérer, il semble que l'utopie soit beaucoup plus proche de nous que quiconque ne l'eut pu imaginé, il y a seulement 15 ans. A cette époque, je l'avais lancée à 600 ans dans l'avenir. Aujourd'hui, il semble pratiquement possible que cette horreur puisse s'être abattue sur nous dans le délai d'un siècle. De moins, si nous nous abstenons, d'ici la, de nous faire sauté en miettes. »
62 ans après, on se pose toujours les même question, avec une appréhension beaucoup plus prononcé, car criante de vérité.
Et 62ans après, ce livre ne porte aucunes rides (j'ai même été étonner d'y entendre parlé de préservatifs), et engage donc a une lecture approfondit. Un classique qui devrait même être étudié en classe ! Je ne saurai donc jamais assez le conseiller ! Oeuvre a dévoré, et a conservé.




